“Ces produits ne se vendront pas au Cameroun, car les camerounais ne consomment que ce qu’ils connaissent”
Nous sommes au cœur d’un vignoble français. Après des semaines de travail — découverte, dégustation, négociation, sélection des produits — nous décidons enfin de passer notre commande à destination du Cameroun.
Je commets l’erreur de contacter un partenaire au pays — je pèse bien mes mots lorsque je parle d’erreur. Je lui fais part de la liste des vins sélectionnés et, là, il s’exclame. Il me dit:
“Ces produits ne se vendront pas au Cameroun, car les camerounais ne consomment que ce qu’ils connaissent”.
Je suis certaine que tu as déjà entendu ce type d’expression quelque part. Cette affirmation peut-elle refléter la réalité d’aujourd’hui?
Le Camerounais est-il encore suiveur ?
Non, et les chiffres le prouvent. Le consommateur camerounais a profondément évolué. Il s’informe, compare, exige et fait désormais ses propres choix.
En effet, les Camerounais sont de plus en plus avertis en matière de vins. Ils s’aventurent désormais hors des sentiers battus.
On compte par exemple des clients qui préfèrent par exemple découvrir un vin rouge grand cru comme le château du barry 2022 plutôt que de se tourner vers un château fombrauge 2023 , pourtant bien plus connu.
Affirmer aujourd’hui que le Camerounais suit aveuglément les goûts de son entourage est inexact. D’ailleurs cela se ressent sur le marché du vin au Cameroun.
Pour favoriser ce climat de découverte, GBWINE organise régulièrement des séances de dégustation. L’objectif de ces rencontres est de permettre aux amateurs de vin de sortir de leur routine et d’explorer de nouveaux horizons gustatifs.
Les Camerounais veulent désormais consommer la qualité contenue dans la bouteille. Le design de celle-ci reste cependant un critère encore important pour la majorité. La tendance est en train de changer. D’ici quelques années, l’étiquette ne sera plus qu’un simple détail.